Les jeunes d'après-guerre
Les beatniks (ou beats) furent les premiers à contester la société matérialiste. Ils apparurent dès le début des années cinquante aux États-Unis, donc bien avant les hippies. Les beats furent les premiers à contester la société matérialiste. Ils apparurent dès le début des années cinquante aux États-Unis, donc bien avant les hippies. C'est la Beat Generation La Beat Generation est un mouvement littéraire et artistique né dans les années 1950, aux États-Unis. Le terme de " Beat Generation " fut employé pour la première fois en 1948 par Jack Kerouac pour décrire son cercle d'amis au romancier John Clellon Holmes (qui publiera plus tard le premier roman sur la Beat generation, intitulé Go). John Clellon Holmes définit le mouvement dans un article faisant office de manifeste esthétique, publié dans le New York Times en novembre 1952 : " This is the Beat generation ".
 Beat Generation |  | William Burroughs, Allen Ginsberg et Jack Kerouac sont les précurseurs du mode de vie de la jeunesse des années 1960, celle de la Beat Generation, " qui a ébranlé la société américaine dans ses certitudes. Elle a directement inspiré aussi bien les mouvements de mai 1968 que l'opposition à la guerre du Vietnam, ou les hippies de Berkeley et Woodstock. Pourtant la Beat Generation a aussi contribué à enrichir le mythe américain. Sur la route, le roman le plus connu de Kerouac, est une ode aux grands espaces, à l'épopée vers l'ouest, à la découverte de mondes nouveaux. ". Alliant créativité débordante et fascination pour le milieu "Underground" des villes des côtes Est et Ouest des Etats Unis et tout l'art qui s'y crée (littérature, jazz, etc.), la Beat Generation témoigne également d'un attachement profond aux grands espaces, à la nature et aux spiritualités chamaniques dans lesquelles l'homme est partie intégrante du Cosmos. L'adjectif " beat " (proposé par Herbert Huncke) avait initialement le sens de " fatigué " ou " cassé ", venant de l'argot américain, mais Kerouac y ajouta la connotation paradoxale de upbeat et beatific ; il se moquera souvent de l'appellation donnée au mouvement (il dit ainsi " I'm a Catholic, not a beatnik "). Le sens premier fait donc référence à une génération perdue, fin de siècle même, beat signifiant pour John Clellon Holmes : " être dans la rue, battu, écrasé, au bout du rouleau " ; Les œuvres majeures de ces auteurs fondateurs sont le roman Sur la route de Jack Kerouac, le poème Howl d'Allen Ginsberg et le roman Le Festin nu de William Burroughs. En 1950, Corso rencontre Ginsberg, qui fut très impressionné par la poésie qu'il avait écrite alors qu'il était emprisonné pour vol. Les années 1950 furent marquées par des influences réciproques entre écrivains newyorkais et de San Francisco (Ginsberg, Corso, Cassady et Kerouac s'y installèrent même pour un temps). Ferlinghetti (qui dirigea la maison d'édition City Lights Press) prit une plus grande importance, ainsi que Rexroth (un poète issu du modernisme, plus âgé que les Beats, et qui exerça sur eux une profonde influence) dont l'appartement devint un point de rencontre obligé des discussions littéraires. Rexroth organisa la lecture de Six Gallery, où le poème Howl apparut pour la première fois. À la parution de Sur la route en 1957 (l'ébauche en a été faite en 1951), les excellentes critiques (notamment de la rubrique littéraire du New York Times) en firent un best-seller instantané. Cet évènement entraîna la vague d'intérêt pour le mouvement Beat qui mit en lumière tous ses membres. Le mot beatnik apparaît pour la première fois le 2 avril 1955 sous la plume de Herb Caen dans le journal San Francisco Chronicle. Le mot beat désignait depuis le XIXe siècle un vagabond du rail voyageant clandestinement à bord des wagons de marchandises. Peu à peu ce mot a pris le sens que lui ont donné les jazzmen noirs : beat en vint à signifier une manière de traverser la vie. Être beat devint " être foutu, à bout de souffle, exténué ". Le " beat " (" pulsation ") est aussi le " rythme " en musique (jazz). Le terme beatnik, forgé à partir du mot beat et du nom du satellite russe Sputnik, était initialement péjoratif en cherchant à montrer que les beats étaient une communauté de communistes illuminés. Le terme resta et devint l'emblème d'une génération de jeunes gens chevelus et débraillés. Salut, beatnik ! est le titre d'une chanson écrite et interprétée par Léo Ferré en 1967. Les Beatniks est le titre d'une chanson écrite par Patrice Laffont et interprétée par Michel Sardou en 1966. On notera également la sortie en 1966 du titre "Faux Beatnik" interprété par Regis Barly. Les beatniks rejetaient les tabous des squares (les personnes rigides qui ne profitent pas de la vie, les bourgeois). Ils rejetaient la société organisée et corrompue et les valeurs traditionnelles; ils voulaient vivre simplement, à fond. Ils se révoltaient contre le matérialisme, l'hypocrisie, l'uniformité, la superficialité. Ils voulaient créer une société de sentiments simples, sans préjugés. Les yippies, quant à eux, avaient presque les mêmes idées que leurs prédecesseurs beatniks, mais étaient plus engagés politiquement. Ils voulaient continuer le combat contre la société et ses injustices. Ils étaient pour la plupart des jeunes de gauche actifs, dressés contre la guerre au Vietnam et le racisme. On ne les trouvait qu'aux Etats-Unis, à la fin des années soixante. Il faut également noter que, durant les années soixante, en France, la majorité des jeunes étaient des yé-yé, c'est-à-dire qu'ils suivaient une certaine mode vestimentaire et musicale qui n'avaient rien à voir avec les hippies. Par exemple, ils étaient fans de Sylvie Vartan, et pas de Janis Joplin. De même, ils n'arboraient pas de cheveux longs, mais plutôt des coupes courtes et originales. Bref, ils faisaient plutôt partie des jeunes "branchés", "dans le vent" alors que les hippies étaient contre le fait de suivre une mode. (Tout de même, certains jeunes comme moi, aimaient aussi Janis, Jimi et Joe Cocker) Aux États-Unis, les débuts du mouvement se situent autour des années 1960 dans un contexte de contestation et de refus de l'ordre établi; Ville cosmopolite, San Francisco vit une effervescence culturelle au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, attirant écrivains et artistes de tout acabit. Au cœur même de la ville, le quartier de Haight-Ashbury devient l'épicentre du mouvement hippie qui secoue l'Amérique. La jeunesse en fleurs déferle sur le quartier dont la population se gonfle de voyageurs et fugitifs provenant des quatre coins du pays. En 1967, près de 10 000 jeunes se rassemblèrent dans le Golden Gate Park, à l'occasion du célèbre " Human be-in ". Les précurseurs des hippies • Lawrence Ferlinghetti fut l'un des fondateurs du mouvement " beat " à San Francisco. Sa librairie, City Lights, devient le lieu de rendez-vous des écrivains " beat ". • Éditeur et poète politiquement engagé, Ferlinghetti compose ses poèmes sur bandes magnétiques, la plupart étant destinés à être lus à haute voix dans les cafés et les boîtes à chansons. • Le terme beatnik a été forgé par un journaliste s'inspirant du mot spoutnik en ces années de guerre froide pour désigner les jeunes bohèmes en révolte contre la société américaine. Les écrivains " beat " refusent cette appellation qu'ils jugent péjorative. |
| |  Hippies | Le mouvement hippie était un courant de contre-culture apparu dans les années 1960 aux États-Unis avant de se diffuser dans le reste du monde occidental. Les hippies, issus en grande partie de la jeunesse nombreuse du baby-boom de l'après-guerre, rejetaient les valeurs traditionnelles, le mode de vie de la génération de leurs parents et la société de consommation. L'ouverture à d'autres cultures, un besoin d'émancipation et la recherche de nouvelles perceptions sensorielles les amenèrent aux expressions artistiques du psychédélisme. Dans leurs communautés, ils tentèrent de réaliser leur aspiration à vivre librement, dans des rapports humains qu'ils voulaient plus authentiques. En rupture avec les normes des générations précédentes, le mouvement a eu une influence majeure dans la culture, en particulier dans le domaine musical. L'assimilation de nombreuses valeurs issues de ce courant a apporté une évolution des mœurs de la société dans son ensemble même si le mouvement lui-même s'est rapidement dissous, en partie par son manque d'organisation et à la suite de ses excès.Aux États-Unis, les débuts du mouvement se situent autour des années 1960 dans un contexte de contestation et de refus de l'ordre établi. Dans les années 1950, on assiste à l'émergence du phénomène de la contre-culture aux États-Unis avec le mouvement " beat " lancé par Jack Kerouac. La contre-culture se définit par une révolte globale contre un système et un rejet de la société de consommation américaine. La parution de Sur la route de Jack Kerouac en 1957 donna un livre culte à toute une génération en rupture avec l'idéologie dominante. À l'instar des héros de Kerouac, la jeunesse s'identifia à la vie de bohème et prit la route. Les hippies sont en quelque sorte issus du mouvement beatnik. En rupture avec les normes des générations précédentes, le mouvement a eu une influence majeure dans la culture, en particulier dans le domaine musical. L'assimilation de nombreuses valeurs issues de ce courant a apporté une évolution des mœurs de la société dans son ensemble même si le mouvement lui-même s'est rapidement dissous, en partie par son manque d'organisation et à la suite de ses excès.
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| Les jeunes de l'époque en avaient assez de l'ordre établi: leurs parents leur répétaient sans cesse les mêmes choses en croyant faire cela pour leur bien. En fait, c'était tout le contraire: à force d'obliger leurs enfants à être sages, raisonnables, modèles et à entrer dans le système, ceux-ci n'avaient qu'une seule envie, se rebeller. Ils ne comprenaient pas l'acharnement de leurs aînés à vouloir toujours plus d'argent et de biens matériels. Eux, tous ce qu'ils demandaient, c'était profiter de leur jeunesse comme ils l'entendaient. Ce n'était pas forcément une preuve d'immaturité, mais plutôt une autre vision de la vie. Ainsi, par exemple, ils se défoulaient en écoutant de la musique rock; cela leur changeait les idées. Voici ce que se disent les jeunes à l'époque "Ainsi vont les choses dans nos sociétés dite de consommation: passée l'adolescence, âge irrécupérable mais dont on sait qu'il n'a qu'un temps, une certaine image de vous-même vous attend, tirée d'ailleurs à plusieurs millions d'exemplaires; elle vous guette d'autant plus tôt que votre famille ne dispose pas des ressources financières qui, quelques années encore, vous garantiraient le droit à l'irresponsabilité. Gare à vous si vous ne marchez pas ensuite. On vous culpabilisera d'abord ; quelques bonnes lois feront le reste." Ceci traduit très bien le malaise présent chez beaucoup de jeunes de cette époque. En fait, ils ne supportaient pas d'avoir un avenir tout tracé par la société: faire son permis de conduire, avoir si possible une bonne situation financière, se marier, avoir des enfants et une maison, etc… À partir de 18-20 ans, il leur fallait pouvoir commencer à "s'assumer" : finir leur formation puis trouver du travail, devenir "M. Tout Le Monde", se couper les cheveux, arrêter de fumer des joints; bref, laisser tomber leur culture alternative qui faisait toute leur originalité, pour perdre en quelque sorte leur personnalité et leur individualité… Les vieux, les "croûlants" obligeaient par force; ils obligeaient leurs enfants à être sages, raisonnables, modèles et à entrer dans le système, ceux-ci n'avaient qu'une seule envie, se rebeller. Ils ne comprenaient pas l'acharnement de leurs aînés à vouloir toujours plus d'argent et de biens matériels. Eux, tous ce qu'ils demandaient, c'était profiter de leur jeunesse comme ils l'entendaient, danser, rire, s'éclater!
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|  | |  | | *Petit glossaire de termes hippies | • Digger : Organisme de bienfaisance hippie dont le nom dérive d'une secte d'altruistes anglais du XVIIe siècle qui s'occupait des pauvres. Des organisations offrant gratuitement nourriture, gîte et moyens de transport aux voyageurs s'ouvrent dans plusieurs villes américaines.
• Droppers : Désigne tous les hippies qui fuient le système établi.
• Love-in : Réunion rituelle consacrée au culte de l'amour pendant laquelle on prêche ou bien on fait l'amour.
• Smoke-in : Réunion pendant laquelle on fume de la marijuana
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| Les hippies veulent changer le monde par le " Flower Power " et accrocher des fleurs au bout des fusils: lorsqu'un hippie offrait une fleur à quelqu'un, cela symbolisait l'amour de son prochain, de la nature et de la paix. Les policiers sont parfois déroutés face à l'attitude de ces jeunes qui tendent l'autre joue, à l'image du Christ, lorsqu'ils sont l'objet de répression. Voici un texte intitulé "La Révolution par le rock", écrit en 1971 par Jerry Rubin: "En apparence, le monde des années 50 avait la bonne placidité d'Eisenhoweer. Satisfait et béat comme un grand reportage sur les "Fans d Ike", papa-gâteau. Par en dessous, la masse silencieuse des opprimés avait saisi ses chaînes à deux mains. (…) L'Amérikkke était coincée dans ses contradictions. Papa regardait avec fierté sa maison et sa voiture, sa pelouse taillée au ciseau à ongles. Tous ces biens qui justifiaient sa vie. Il essayait de nous une bonne éducation: il voulait nous apprendre à marcher droit sur la droite de la Réussite. Travaille ne joue pas Étudie ne traîne pas Obéis ne pose pas de questions Intègre-toi ne te fais pas remarquer Sois sérieux ne te drogue pas Fais de l'argent ne fais pas d'histoires (..) On ne savait plus où on en était. Comment arriver à comprendre qu'il fallait bosser dur pour acheter des baraques toujours plus hautes ? Des bagnoles toujours plus longues ? Des pelouses taillées au ciseau toujours plus grandes? On en devenait fous. On ne pouvait plus tenir. Elvis bousilla l'image papa-gâteau d'Eisenhower en secouant à mort nos jeunes corps emmaillotés. L'énergie sauvage du rock gicla en nous, toute bouillante, et le rythme libéra nos passions refoulées. De la musique pour libérer l'esprit. De la musique pour nous unir." Le mouvement hippie amène une nouvelle morale fondée sur le règne du plaisir et la disparition de la notion judéo-chrétienne de péché. Cherchant à faire éclater les tabous de la société puritaine, les hippies sortent la sexualité de la sphère religieuse. Le sexe est vécu sans entraves, comme mode de communication et d'expression spontanée. Cette nouvelle liberté sexuelle va se répandre par la diffusion de la pilule anticonceptionnelle à la fin des années 1960. Ignorant les convenances et la honte du corps, les hippies n'hésitent pas à se montrer nus puisque pour eux la nudité symbolise l'innocence et le bien-être. Enfants-fleurs et policiers • Des hippies de Manhattan qui avaient été matraqués par les policiers lors d'un rassemblement ont ensuite organisé un pique-nique pour les enfants des policiers et un concert pour les agents eux-mêmes. Le terme hippie fut utilisé pour la première fois en septembre 1965 dans un journal de San Francisco, l'Examiner. Il fait référence à l'argot hip, "dans le vent ", qui désigne un rythme jazz ou encore un fumeur de haschisch. Pour les hippies, le travail n'est pas une nécessité mais doit profiter à tous. Ils dénoncent l'utilisation des machines, le travail à la chaîne, source d'abrutissement pour les travailleurs. C'est le désir des jeunes de mettre en commun leurs talents et de redistribuer l'argent plutôt que de chercher à faire des profits. Plusieurs diplômés universitaires choisissent de vivre de l'artisanat, fabriquant de petits objets, travaillant le cuir ou le suède. Dans leur désir de fuir la société industrielle, les enfants-fleurs renouent avec les cultures traditionnelles et vivent un retour à la terre. Une des réalisations de l'univers hippie est la commune rurale où se retrouvent les jeunes désireux de vivre en harmonie avec la nature. Inspirés par le mode de vie des Amérindiens, ils se construisent des maisons hétéroclites (tentes, cabanes de bois) et cultivent des légumes biologiques. Dans les années 1960, une trentaine de ces communautés rurales étaient dispersées à travers les États-Unis. L'écologie, en tant que forme d'opposition à la société de consommation, trouve ainsi une de ses sources dans le mouvement contre-culturel des années 1960. Au cours des années 1970, le mouvement hippie dérive et l'utopie communautaire s'étiole. Plusieurs facteurs y contribuent, notamment le glissement des drogues psychédéliques vers les drogues dures, causant dépendance et overdose. L'idéal communautaire est fortement ébranlé par l'affaire Manson, gourou d'une communauté à caractère sectaire qui commanda plusieurs assassinats en 1969. Enfin, la récupération des moyens d'expression de la contre-culture hippie (habillement, musique) par l'industrie du disque ou de la mode marque le déclin de ce mouvement. • Drop City, dans le Colorado, est le nom de la communauté hippie vivant dans des dômes aux couleurs criardes, construits avec de vieux toits de voitures fixés les uns aux autres. Le but de cette communauté, selon un de ses fondateurs, était de " créer un orgasme permanent ".
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|  Festival de Woodstock |  | En août 1969 eut lieu le festival de Woodstock, un festival de musique.Du 15 au 18 août 1969, un demi-million de personnes affluent au festival, à l'origine prévu pour accueillir 50 000 spectateurs. Ce grand rassemblement demeure le point culminant de la contre-culture des années 1960 et du phénomène hippie. Des morceaux joués à Woodstock deviendront légendaires, comme le Star Spangled Banner revisité par Jimi Hendrix dans un solo de guitare où il imite des bombardements de B-52 pendant la guerre du Vietnam, le Soul Sacrifice de Santana avec un solo épique de batterie, le Fish Cheer/I-Feel-Like-I'm-Fixing-To-Die-Rag de Country Joe McDonald avec la phrase légendaire : " Give me a F! Give me a U! Give me a C! Give me a K! ", I'm Going Home de Ten Years After, où le guitariste Alvin Lee essaie de trouver un titre de guitariste le plus rapide, le With a Little Help from My Friends des Beatles repris par Joe Cocker et le Freedom chanté par Richie Havens. La presse parle du plus grand happening de l'histoire. Au festival de Woodstock, en 1969, jeunes hommes et femmes se mélangeaient dans l'eau, nus et sans aucune inhibition. Cela choqua l'Amérique entière, et c'était le but !
Une semaine plus tard, le festival de l'île de Wight, avec Bob Dylan en vedette et 250 000 spectateurs eut une ampleur comparable. Contrairement aux États-Unis et à l'Angleterre, les grands festivals rock n'eurent pas en France le même caractère rassembleur. En 1967, le premier spectacle psychédélique à Paris, La Fenêtre rose, n'attira encore que peu de monde. Le premier festival, refusé par plusieurs municipalités françaises, eut finalement lieu à Amougies, en Belgique, fin 1969[30]. En 1971, un festival gratuit fut organisé à Auvers-sur-Oise, mais s'il ressemblait bien à celui de Woodstock à cause de la pluie et de la boue, il fut finalement annulé dans la nuit à cause de divers problèmes techniques alors que 20 000 personnes étaient rassemblées[ En France, mai 1968 vit se déployer une contestation multiforme de tous les types d'autorité. Une partie active du mouvement lycéen et étudiant revendiqua notamment la " libéralisation des mœurs ", et au-delà, contesta la " vieille Université ", la société de consommation, le capitalisme et la plupart des institutions et valeurs traditionnelles. Si ces revendications sont proches des leurs, l'ouvriérisme et les arguments liés à la " lutte des classes " sont par contre étrangers à la contre- culture hippie qui se situe plus dans ce qu'Edgar Morin appellera un " gauchisme existentiel " amenant à changer la vie quotidienne plus que le système politique Lignes tirées de wikipedia.org
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|  | |  | | Musique en France |  | | La mode en France fut aussi aux films et comédies musicales américaines. Parmi les plus connus, on peut citer "Easy Rider"(roadmovie racontant l'histoire de deux motards qui traversent l'Amérique, et qui rendit célèbre la chanson Born to be wild), "Oh! Calcutta!", "Godspell", "Tommy" (du groupe The Who), "Jesus Christ Superstar" et "Hair". Cette dernière fut très choquante pour le commun des Français, car pour l'époque, la liberté sexuelle qui y était montrée était presque à la limite de la pornographie ; il n'y avait plus de tabous ! "Hair" prenait aussi position contre la guerre du Vietnam. |
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Ci-après, la caricature du génial et inoubliable, indémodable et indépassable JIMI HENDRIX
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|  De tous temps, une révolte de la jeunesse | | http://jimboland.hautetfort.com | - 1918-1970 Chronologie des libertés
- 1918 Premier manifeste Dada.
- 1924 Manifeste du surréalisme, d'André Breton.
- 1928 Un chien andalou, de Luis Buñuel et Salvador Dali.
- 1936 En finir avec les chefs-d'oeuvre, d'Antonin Artaud, révolution dans la culture bourgeoise.
- 1944-1945 Premières grandes années de Saint-Germain-des-Prés “existentialiste” et jazzophile, on découvre Sartre, Vian et Juliette Gréco.
- 1945 Naissance du jazz “bop”, Charlie Parker.
- 1945 Tropique du Cancer, d'Henri Miller (publié à Paris).
- 1947 L'écume des jours, de Bons Vian
- 1951 Julian Beck et Judith Malina créent à New York le Living Theater. II leur faudra dix ans pour se mettent tout nus sur scene
- 1952 Première soirée multimédia au Black Mountain College (Californie du Nord). John Cage parle du haut d'une échelle, Merce Cuningham danse , Films et diapos sur les murs, toiles au plafond. C'est le premier happening.
- 1953 Jonas Mekas et Stan Brakhage réalisent les premiers films underground américains : Grand Street et interim. Naissance de The Village Voice, précurseur des Journaux underground
- 1955 La fureur de vivre, avec James Dean.
- 1956 Howl d'Allen Ginsberg, publié par “City Lights Books”son éditeur Charles Ferlinghetti est condamné pour obscénité.
- 1956 Avec la chanson Rock around the clock, Bill Haley tance la vogue mondiale du rock'n'roll. Elvis Presley devient sa plus grande star et on commence à baiser sur la banquette arrière de la voiture de papa.
- 1957 Guy Debord fonde l'internationale Situationniste.
- 1957 On the road, de Jack Kerouac.
- 1960 Réédition en France d'Aden Arabie, de Nizan : manifeste anticipé de la révolte de la jeunesse.
- 1960 Grand tournant de la censure aux Etats-Unis: autorisation de L'amant de Lady Chatterley de D.H. Lawrence.
- 1960 A bout de souffle, de Jean-Luc Godard.
- 1960 Album “Free jazz” du double quarter d'Ornette Coleman, à l'origine du courant dit “ “free jazz”.
- 1961 un journaliste du new york times Robert Sheldon va ecouter dans un club de Greenwich village le 'gerde' un chanteur folk de 20 ans qui n'a encore rien enregistré ,foudroyé il publie le lendemaion un papier ou il parle de sa decouverte 'un mélange d'enfant de choeur et de beatnik ' l'artiste s'appelle Bob Dylan
- 1962 Ascension vertigineuse des Beatles.
- 1963 Fondation de la “San Francisco Mime Troupe”: début de la guérilla théâtre dans la rue.
- 1963 Assassinat de John Fitzgerald Kennedy a Dallas
- 1963 concert gratuit organisé par Europe 1 place de la nation pour le premier anniversaire du magazine salut les copains on attend 30..000 personnes pour voir Hallyday et les chats sauvages il en viendra 200.000
- 1963 Timothy Leary et son collègue Richard Alpert sont expulsés de l'université pour leurs expériences sur les hallucinogènes, et fondent la “Fondation internationale pour la liberté Intérieure”.
- 1963 Blowin in the wind de Bob Dylan : le vent tourne.
- 1963 Marche de deux cent mille personnes sur Washington, avec Martin Luther King.”
- 1964 Premiers films d'Andy Warhol enfin, du cul!
- 1964 Révolte étudiante à Berkeley et création du “Free speech movement”.
- 1964 L'homme uni-dimensionnel!, d'Herbert Marcuse:première analyse de la société ‘postindustrielle”.
- 1964 Première tournée triomphale des Beatles aux Etats-Unis.
- 1965 Fondation du Los Angeles free press.
- 1965 Dylan electrifie sa guitare au festival de Newport sacrilege pour les puristes ,coup de genie pour les visionnaires on sait aujourd'hui que ce jour la Dylan ecrit une page de l'histoire de la musique
- 1965 Début des bombardements américains sur le Nord- Viêt-Nam.
- 1965 Emeutes raciales de Watts. ‘
- 1965 Sorcier chimique et électrique, August “Owsley” Stanley III met sur pied son grand laboratoire clandestin de fabrication de LSD, qui lui vaudra le nom du “Ford de l'acide”.
- 1965 Création du Black Panther Parry par Huey Newton et Bobby Seale à Oakland.
- 1965 Ken Kesey et les Merry pranksters partent sur les routes dans un vieux bus bariolé rempli de LSD
- 1965 un grand happening poetique beat a l'albert hall de Londres réunit 7000 personnes
- 1965 les Beatles sont décorés du M.B.E (member of british empire) peut etre le premier joint fumé dans les toilettes de Buckingham palace
- 1966 naissance de It le premier journal ‘underground ‘ anglais
- 1966 les Beatles plus popuilaires que Jesus la phrase est de Lennon elle déclenche un raz de marée sans précédent contre les fab Four
- 1966 six heures pour le Vietnam a la mutualité et fondation du comite vietnam national
- 1966 Antoine chante les élucubrations et parle de la pilule en vente libre et des cheveux longs
- 1966 Clapton is God partout sur les murs de Londres
- 1966 ouverture a Londres de l'U.F.O qui fera les grands nuits du psychédélisme anglais
- 1967 la société du spectacle de Guy Debord
- 1967 grand Be-in autour du golden gate de San Fransisco
- 1967 les Stones sont arettés pour possession de drogue
- 1967 sortie de ‘sergeant pepper's lonely heart club band des Beatles
- 1967 mort de Che Guevara
- 1967 les(vrais) hippies qui condamnent la récupération de leur mouvement mettent en scène un enterrement officiel du mouvement hippie a San fransisco (avec cercueils et procession)
- 1967 loi Neuwirth autorisant la contraception en France
- 1967 arrestation d'Oswley roi de l'acide et saisie massive de LSD
- 1967 Début de la révolution culturelle en Chine
- 1967 « la fenêtre rose » première nuit psychédélique a paris au palais des sports
- 1967 festival pop de Monterey
- 1968 le Maharashi, gourou des Beatles en général et d'Harrison en particulier est au sommet de sa gloire
- 1968 sortie de Electric ladyland double album phenomenal de Jimi Hendrix le mélange parfait du blues , du rock et du psychédelisme -pochette historique
- 1968 manifestations violentes de la jeunesse et révolte des étudiants de Columbia
- 1968 assassinat de Martin Luther King
- 1968 parution de The electric kool aid acid-test de Tom Wolfe qui retrace l'épopée de Kesey et des merrypranksters
- 1968 manifestations de Mai à Paris et un peu partout en France
- 1968 manifest du SCUM (society for cutting up men) Valerie Solanas tire sur Andy Warhol
- 1968 premières manifestations du groupe de militantes qui vont fonder le M.L.F
- 1969 Jim Morrison enlève pour la troisième fois son pantalon sur scène -six mois de prison (il ne les fera pas)
- 1969 appartion des premiers skinheads en grande –Bretagne
- 1969 naissance du journal Hara-kiri
- 1969 festival de Woodstock et festival de l'Isle de Wight
- 1969 manifestation monstre contre la guerre du Vietnam aux états-unis 30. Millions de personnes se mobilisent
- 1969 concert gratuit des Rolling Stones a Altamont (1 mort)
- 1969 Meurtre de Sharon Tate et de ses invités par Charles Manson
- 1969 grande campagne de presse anti-hippie
- 1970 smoke in a Washington pour la législation de la marijuana
- 1970 interdictions de la plupart des festivals en France
- 1970 creation du F.H.A.R (front des homosexuels)
- 1970 mort de Janis Joplin a Los Angeles et de Hendrix a Londres ils sont les premiers martyrs de la musique Hippie.
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