"de tous côtés, on n'entends plus que ça, un air nouveau qui nous vient de là-bas, un air nouveau qui nous fait du dégât, et, comme moi, il vous prendra, c'est une danse au rythme merveilleux, à danser seul à quatre ou bien à deux, avec un doux regard dans les yeux Twist and twist, vous y viendrez tous, Twist and twist, et vous verrez tous, Twist and twist, le monde entier twister" de mémoire, j'écris les paroles de ce super-twist je vois encore Johnny et tous les Copains, non je ne les revois pas, ils sont toujours là, présent, toujours!
d'ailleurs, avec Johnny, Entre-nous, rien ne finira jamais!
Objet fétiche
Le tourne-disques : le Teppaz
Né en 1908, Marcel Teppaz crée dans les années 30 une entreprise d'assemblage de matériels radio et amplificateurs à Lyon avec trois compagnons. En 1937, il lance une nouvelle affaire d'amplificateurs et 30 personnes s'installent dans des locaux plus vastes. Ce sera ensuite l'aventure fantastique du tourne-disque qu'il invente en 1941, puis de l'électrophone en 1946 (dont le modèle "Oscar" qui fut vendu à des millions d'exemplaires). De 1955 à 1957, "Présence", valise proposée en quatre coloris, fait un tabac. 500.000 jeunes l'adoptent et la transportent dans leurs surprise-parties. Les modèles et les coloris se multiplient jusqu'à l'électrophone à piles en 1959. On le retrouve sur les bateaux, en camping, en pique-nique...
Oui, cela bouge! mon premier twist, je l'ai dansé en classe, pour le départ en vacances 1961... j'avais 11 ans!
Soyez "in"
Cette merveilleuse petite valise sonore qui a fait voyager la musique dans le monde entier fait alors danser toute une génération, dans les salons, sous les préaux, au fond des caves... Jusqu'en 1968, le Teppaz vit son âge d'or : les formes plaisent, les coloris, jusqu'à 25, sont variés. Il est maniable, il ne pèse que 5 à 6 Kilos et c'est un modèle suivi. En tout, ce fut pas moins de 111 pays qui furent conquis par le "Teppaz portable", ce qui valut à son auteur l'Oscar de la meilleure entreprise française à l'exportation en 1962. Aujourd'hui, les tourne-disque Teppaz sont dans les greniers; ils ont rejoint les gramophones et les vieilles malles de voyage.
A suivre
Disques 45 et 33 tours
"Les disques 45 tours (ainsi nommés car ils tournaient à 45 tours par minute) ont été créés à l'origine pour alimenter les juke-box. Leur gros trou central permettait au bras mécanique du juke-box de les saisir et placer sur la platine.
Les 45 tours comportaient généralement quatre titres (deux sur la face A et deux sur la face B) et ont rencontré un succès très important chez les jeunes dans les années 60, notamment grâce à l'avènement du tourne-disque !"
Le juke-box
Le juke-box est un élément incontournable pour les bars et cafés branchés des années 50 et 60. Dans les années 70, il commence à être délaissé puis oublié. Le juke-box laisse alors la place à des modes d'écoute plus individuels, avec des baladeurs portables ou à la maison.
Les juke-box sont aujourd'hui devenus de véritables objets de collection très recherchés par les amateurs des années 40 à 70.
La boum!
Ha, danser, retrouver les copains! se débarrasser des croulants, n'écoutez que nos vedettes, échanger les disques, les posters.... Qui n'a pas twisté dans un garage ou au fond d'une cave? qui n'a pas échangé son premier baiser sur les lèvres, avec ou sans la langue? qui n'a pas cherché à flirter? qui n'a pas cherché à faire une touche? Laquelle ne s'est pas fait des yeux de biche? Ou est le mascara dans le quel il fallait cracher pour passer la petite brosse? Adieu la choucroute, la laque et la brillantine... Adieu la jupe à carreaux et à cerceau... Biche, ô ma Biche, lorsque tu soulignes Au mascara tes jolis yeux, Biche, ô ma Biche, moi je m'imagine Que ce sont deux papillons bleus!
Tabouret Tam-tam
Le designer ou son inventeur: Henry Massonnet Malgré le choc pétrolier de 1973, le tabouret en plastique Tam Tam, créé en 1968, connaît un vif succès. Il se vendra à plus de 12 millions d'exemplaires. Les photos de Brigitte Bardot posant sur l'un de ces tabourets ont sans doute beaucoup contribué à en faire un objet mythique. Je suis sûre qu'on en trouve un chez vous!
Et bien figurez-vous que vous êtes toujours "in" car le Tam Tam est toujours vendu, mais s'est adapté à la modernité, et propose une station iPod intégrée. La classe!
Sergent Major
Les petits écoliers des années 50 et 60 s'entraînaient quotidiennement à l'écriture avec les pleins et les déliés, en fonction de la pression exercée sur la plume. Pour ces élèves, "Sergent Major" reste immanquablement lié à l'écriture. A l'époque, l'écriture était un vrai critère de sélection. Mode d'emploi: enfoncer la plume dans un joli porte-plume; moi, j'adorais les porte-plumes rouge; j'adore le rouge pour tous les accessoires de la vie courante. Revenons au porte-plume: quand la plume est neuve il convient de la sucer. Pourquoi, mystère pour moi à ce jour…. Si quelqu'un à une idée. Puis, on trempe dans l'encrier. Encre watermann, noire de préférence; mais il y en avait de la rouge et de la bleu-marine; du vert aussi, je crois mais là, pas question d'en avoir sur les cahiers.
On trempe sa plume juste à hauteur; on secoue un peu -attention aux taches d'encre dont je m'étais fait une spécialité- puis on pose sur la ligne du cahier et on trace, la tête penchée et en tirant la langue; c'est mieux. N'oubliez pas de descendre le buvard à chaque fin de ligne Moi, j'aime les buvards rouges mais il n'y en a pas trop; ils sont publicitaires le plus souvent et donc gratuits. Ce qui fait qu'ils sont plutôt de couleur ivoire ou crème. Imprimer une publicité sur du papier rouge ça demande trop d'encre et de très bien noirs! Cela, je ne le savais pas enfin, je le sais depuis que j'ai travaillé dans les imprimeries toulousaines.
Après, on avait le crayon à papier et le taille crayons et pi la gomme et pi la règle et pi le plumier en bois et l'ardoise avec un petit bout de craie et une petite éponge ronde rigolote dans une boite ronde aussi. Et pi, j'avais une cartable qui était joli quand il a été neuf mais comme on le gardait longtemps et qu'il faisait plusieurs années d'école, il finissait pas avoir une drôle de tête! On le rapetassait avec des aiguilles. M'en rappelle, le cartable était comme une serviette à poignée à rayures rouges, bleues et vertes et un rabat qu'avait un liseré d'une couleur bête, c'est comme la brique du mur.
Mon cartable j'y faisais attention, c'est pas comme mon petit frère: je me souviens qu'il passait juste la tête dans l'entrée et ziu! on voyait passer le cartable qui glissait par terre et on entendait claquer la porte; le frérot était déjà dehors, ailleurs. Loin des devoirs en tout cas!
Le soir de la rentrée des classes, après que j'ai lu toutes les pages de mes livres, on les recouvrait de papier bleu. C'était très long! Et comme il n'y avait pas de scotch, on fabriquait de la colle avec de la farine et de l'eau. Et on mettait aussi des étiquettes collées à la farine…