En 1962, les petits pois représentent 48% du marché des légumes en conserve. Ils apparaissent comme garniture d'un plat principal et leur période de consommation est limitée dans le temps (janvier à mai). L'Interprofession légumes décide donc de rappeler énergiquement son existence aux consommateurs. A cette époque et jusqu'en octobre 1968, la publicité à la télévision ne pouvait pas afficher de marques. L'on appelait les trois minutes par jour autorisées: des publicités compensées. Il s'agissait de faire des campagnes collectives pour des secteurs de l'économie française à encourager. Ainsi, pendant la saison des pommes on vous claironnait le joli slogan de "Bonne pomme, bonne forme" ou bien encore lorsque le cours du petit pois chutait, un personnage en animation répondant au joli nom de Pipiou, déclamait : "On a toujours besoin de petits pois chez soi." C'est à cette époque qu'apparaît sur le poste de télévision un charmant petit personnage, qui devient vite célèbre : "Pipiou " et un nouveau slogan, gravé à tout jamais dans les annales de la publicité : " On a toujours besoin de petits pois chez soi ", En 1972, ce discours très pragmatique cède la place à un dessin animé où les petits pois, petits personnages verts, chantent " Les petits pois font la joie de vos repas ". L'histoire de Petit Pipiou débuta en 1968 à la télévision. C'était la première publicité de l'époque. Nous n'avions pas de récepteur couleurs, bien trop cher et peu usité à cause de ce pris mais, tout de suite, l'irrésistible Pipiou enchanta mon adolescence. J'y pense encore aujourd'hui avec grande joie et plaisir. En parcourant la toile, j'ai appris que c'est une certaine Linette Lemercier qui faisait sa voix et commença en premier à la radio au départ comme pour Pipiou, et ensuite, ils en ont fait une série en animation à partir de nos voix. Elle dit qu'elle a surtout travaillé avec l'animateur. Comme ce n'était pas un être humain à la base, que ce n'était qu'un petit pois, c'est à partir du personnage même, de ses sourcils, de tout, que j'ai trouvé les intonations. Je prenais à chaque fois une intonation différente pour dire : " On a toujours besoin d'un petit pois chez soi ! ". Cela plaisait aux gens qui rentraient chez eux le soir pour entendre cela. Ils se demandaient comment la fameuse phrase allait être dite à chaque fois. C'est la première fois qu'une publicité amenait une telle attention. Grâce à elle, j'ai eu de nombreux prix. Le personnage de Pipiou m'a fait travailler 5 ans avec Maria Pacôme. C'était extraordinaire… On a fait des émissions de radio, des films publicitaires, des disques... Pour les chansons, il y avait Lili Latskine, …" Moi, j'ai trouvé cette pub hyper intelligente. Bien sûr, il y en a eu d'autres et puis, c'est bien trop long à indiquer ainsi… mais, j'ai trouvé aussi très fort ce slogan d'il y a quelques années pour les frittes Mac Cain qui montre le pied du paquet avec l'encadre où est stipulé "à consommer de préférence…" et la ligne en dessous indique "avant les autres". Je trouve ça impayable et d'ailleurs, j'utilise quelquefois ces slogans, pour rire!
Bon, si vous n'avez jamais vu une petite boite jaune de Lajaunie, alors là, vous m'épatez! Nous, à Toulouse, on connaît et notre patrimoine, on y tient; donque, je vous fais cette note grâce à un article de Wikipédia. Mais, j'y mais mon grain de sel ou de cachou un peu partout. Le Cachou Lajaunie est une pastille carrée de couleur noire, à la réglisse, qui vit le jour en 1880 à Toulouse, chez un pharmacien nommé Léon Lajaunie, et qui est vendue dans une boîte métallique ronde. Depuis sa création, la marque a connu différents propriétaires. Elle est actuellement la propriété du groupe Cadbury-Schweppes. On est tombé bien bas en France, fichu mondialisation. Même la moutarde Amora est perdue pour nous; quel malheur de voir partir ces fleurons de la France et cette partie de notre enfance. Ce petit bonbon a existé en trois saveurs : à la réglisse, à la menthe et à la vanille. Aujourd'hui, seule la saveur réglisse a été conservée. De 1902 à 1987, les campagnes publicitaires ont soutenu le développement de l'entreprise : 400 000 boîtes vendues en 1910, 2 000 000 en 1930 et 7 000 000 en 1987. Actuellement, plus de 10 millions de boîtes jaunes sont vendues chaque année, soit une boîte toutes les quatre secondes. Gourmands, va! Un nom à coucher dehors avec un billet de logement dans la poche, bien sûr! le nom de l'arbre d'où l'on tire le cachou, c'est L'areca catechu ou aussi appelé aussi palmier à bétel, un arbre originaire des Indes orientales et appartenant au genre Areca. Catechu, ça fait pas trop catholique mais, approchons nous un peu plus du suc affriolant:On extrait de la noix d'arec, une gomme brune rougeâtre, substance astringente résineuse, appelée cachou. Elle est mise à bouillir dans de l'eau et filtrée. Après évaporation, on peut voir apparaître le cachou. C'est le suc résineux de l'arec, mélangé à de l'ambre et du musc, qui est à l'origine du cachou. Les fruits rouge-orangé, connus sous le nom de noix d'arec, servent aussi à confectionner le bétel à mâcher, consommé traditionnellement dans une grande partie de l'Asie. Ils possèdent des propriétés thérapeutiques intéressantes. Parmi les principes actifs contenus dans le fruit il y a plusieurs alcaloïdes. Les plus importants sont l'arécaïne et l'arécoline qui sont comparables à la nicotine pour leurs effets stimulants, coupe-faim et légèrement grisants sur le cerveau. En Inde, la feuille de cachou est mâchée pour couper la faim. Et là-bas, question ventre creux, ils s'y connaissent. Ce n'est pas une insulte, c'est la vérité. Mais, leur idée nous a valu un sacré petit bonbon à laisser fondre sur la langue dont le goût est totalement inoubliable; donc, merci aux indiens d'Inde, of course, puisque chez eux on ne parle pas le bon françoy. Cependant, j'ai mis sur mes blogs de nutrition et de santé, des notes où il est avéré exact que le rhizome de réglisse agit sur la graisse abdominale, c'elle qui nous bonbonnise à partir de la mi-temps de la vie. Dès le XVIIe siècle, les cachous se vendaient un peu partout en Europe. Ils étaient très appréciés car ils parfumaient l'haleine et avaient certaines vertus médicinales, les vrais cachous étant bons pour les dents et l'estomac. Pendant très longtemps, la précieuse gomme était commercialisée par les apothicaires et les médecins la prescrivaient à leurs malades. En 1880, un pharmacien du nom de Léon Lajaunie change la recette et les commercialise sous son nom dans de petites boîtes jaunes. L'histoire raconte que Léon Lajaunie avait parmi ses clients des fumeurs, des chauffeurs, des cyclistes, des gens qui toussotaient et qui crachotaient, d'autres à l'hygiène dentaire et buccale négligée se plaignaient de leur forte haleine. Il décida de procéder à des mélanges, comme savaient si bien le faire les pharmaciens de l'époque afin de trouver une solution au problème buccal de ses clients. Il utilisa plusieurs catégories de réglisse qui étaient trempées, fondues et brassées. Il y ajouta également plusieurs autres produits (sucre, amidon, lactose, gélatine aromatisée, poudre de cachou). Après refroidissement, il incorpora à la pâte de la poudre d'iris et de la résine de lentisque. Après repos, il ajouta de l'essence de menthe anglaise. Par la suite il aplatit, étira et étala le mélange sur un marbre huilé sur une épaisseur qu'il voulait la plus fine possible (environ un millimètre). Il couvrit les deux surfaces avec des feuilles d'argent, laissa sécher à l'étuve et découpa la pâte en grains carrés avant de les vernir avec un mélange de benjoin et de graines de mastic. Il obtint alors ces fameux petits bonbons carrés de couleur noire. Cette couleur provient entre autres de l'ajout de poudre noire de charbon de peuplier à divers stades de la fabrication. Léon Lajaunie sembla apprécier la saveur de son invention, aussi, il décida de la commercialiser. La poudre noire, le charbon, nous les seventies on connait. Le premier qui n'a jamais eu du charbon en bouche dans son enfance des années cinquante, lève le doigt: je lui tire ma langue noire! Trêve de momônerie, continuons de lire l'article si bien documenté, que je le remercie "cuy-qui" la mit chez wiki. Les petits losanges noirs ayant besoin d'une boîte, il contacta un de ses amis, Mr Caire, un horloger de L'Isle-Jourdain avec qui, il conçut une boîte ronde d'une taille commode qui permettait de la glisser dans la poche d'un gousset. C'est ainsi qu'il conçut la célèbre boîte métallique et que sa confection fut donnée aux frères Sirven, imprimeurs et fabricants de boîtes métalliques. Le Sirven dont on a parlé dans les actus il y a quelques années, était (je crois qu'il est mourrût) un descendant de cette grande famille toulousaine; me rappelle quand j'étais enfant avoir vu, sais plus où, sur un mur ce nom-là: imprimerie Sirven, j'ai connu, il me semble.
En 1890, Léon Lajaunie pensa à commercialiser ses cachous en faisant de la publicité. Il fit confectionner des affiches en métal émaillé sur lesquelles étaient vantées les vertus de la nouvelle friandise. Ce fut la première publicité visible sur les lieux de vente. Bonne idée, la tôle émaillée, surtout pour les collectionneurs. Mais, sont plutôt rares ces tôles à Lajaunie, on bien jauni par le temps! En 1904, l'âge se faisant sentir et n'ayant aucun héritier il rétrocéda la marque, les droits d'exploitation et la formule à Mr Sirven. Jeune femme rousse arborant fièrement une cigarette allumée et suçant des cachous pour garder l'haleine fraîche. Par la suite, les frères Sirven reprirent l'affaire et vendirent les "Cachou Lajaunie" dans les bureaux de tabac. En 1930, la première publicité animée arriva sur les écrans de cinéma. (avec le petit mineur). Depuis, les cachous Lajaunie, dont la production et la vente ne cessaient d'augmenter, connurent un véritable succès commercial. Ils devinrent le produit emblématique de la ville de Toulouse. Té, tu crois? bon, on a aussi des pierres roses, des violettes, Josyane JOYCE, et le Stade Toulousain.... La composition du cachou ne fut pas modifiée et la boîte resta identique. Sur les premières boîtes, il y avait une faute d'orthographe dans l'adresse mais on ne la modifia pas. En 1905, le petit atelier de la rue Loze produisait 324 286 boîtes et les chiffres ne cessèrent de grimper régulièrement. En 1914, la communication des cachous Lajaunie fut confiée au célèbre affichiste Cappiello. La première affiche cachou Lajaunie était une jeune femme rousse arborant fièrement une cigarette allumée et suçant des cachous pour garder l'haleine fraîche. Tu l'avais déjà dit, tu te répètes! De 1926 à 1979, Mlle Pécot prit la direction de l'entreprise. En 1930 sa publicité entra dans le cinéma parlant. Havas réalisa plusieurs dessins animés avec un jeune bambin nommé " Cachounet " qui volait au secours des personnes dont le succès amoureux était menacé par leur mauvaise haleine. Vive Zorro! Mademoiselle Pécot partit à la retraite en 1979 mais décéda le jour même de son départ -pas de retraite alors?- et elle fut remplacée par Monsieur Courtade. La même année, la petite boîte jaune était visible dans le métro au côté des jeans C17. Une boîte dans le cul!... du pantalon. En 1985, les cachous Lajaunie s'offraient leur première campagne télévisée pour 450 000 Francs les 3 secondes. Le spot, " La Belle de Cadiz " avec Kristen Hocking, fut la première réclame télévisuelle qui obtint la Minerve de platine : Cachou Lajaunie, Lajaunie... Han han ! Elle fut récompensée comme meilleure publicité de l'année. En 1988, la société s'offrit pour le lancement du cachou Lajaunie " Goût blond " le célèbre Top Model Naomi Campbell. Par la suite, l'entreprise fut achetée par les Laboratoires Pierre Fabre et revendue en 1993 aux anglo-saxons du laboratoire Parke-Davis, filiale du groupe américain Warner-Lambert qui avait déjà fait l'acquisition des pastilles Vichy en 1988. Le laboratoire développa des produits génériques. De ce fait les cachous n'en étaient plus, ils n'avaient gardé que le nom. Ho, les grossiers cupides! Le parfum vanille a été abandonné en 2005. La marque est aujourd'hui propriété de l'entreprise Cadbury-Schweppes qui a arrêté en 2007 le parfum menthe. Il ne reste que le parfum originel " tradition ", la boîte jaune, dont un nouveau modèle à ouverture plus facile sera bientôt distribué.
Le cadeau Bonux
La SAGA du cadeau BONUX A l'occasion des 50 ans de la marque, le Cadeau Bonux se réinvente et s'oriente vers le numérique pour le plus grand bonheur des petits et des grands. Un cadeau branché qui colle à notre époque et à l'idée de partage familial. Retour vers les 1000 cadeaux Bonux ! 1958 : Bonux, la " lessive surprise " de notre enfance. Corde à sauter, locomotive, billes, dé à coudre, couteau à beurre, puzzle…? On se souvient tous de l'impatience du retour des courses, la permission d'ouvrir le paquet, plonger la main dans la lessive, pour enfin découvrir la surprise qui s'y cache ! Et secouer la lessive accrochée aux doigts mais il fallait le faire sur un papier pour ne pas perdre quelques grains si cher pour le budget des ménages. Ensuite, que de disputes pour se l'approprier entre frères et sœurs, tout à coup ennemis jurés. Réalisé fin 1999 ce sondage BVA/Bonux:: 2/3 des français déclarent que le cadeau Bonux les replonge dans l'enfance. Le saviez-vous ? Le premier cadeau était " un train " qui portait la marque Bonux gravée dans le plastique. De 1960 à la fin des années 80 : la Bonux - mania Le baigneur, les voitures DS et Simca : le plaisir de la mère de famille d'offrir le cadeau à ses enfants reste intacte et marque le souvenir de plusieurs générations ! Le succès du cadeau est si grand que de véritables spécialistes " les chasseurs de cadeaux Bonux " ont pour mission d'identifier, tester et sélectionner les fabricants. Des quantités de nouveaux cadeaux encore plus beaux voient le jour dans les années 1970 et 1980 sous des accroches publicitaires successives affirmant l'identité de la marque. Plus fort encore: Dans les années 60, Bonux ira jusqu'à échanger les cadeaux " en double ", à la grande joie des collectionneurs. Années 2000: le retour du cadeau Bonux Disparu au début des années 90, le cadeau Bonux revient dans les rayons lessive en 2000, au grand plaisir de ses nombreux fans. La nouvelle génération de surprises Bonux est sous sachet plastique : jeux de société magnétiques, animaux en bois à monter, boîtes de peinture ou de crayons de couleur en forme d'ourson, autocollants phosphorescents... En juin 2001, les enfants peuvent découvrir des cadeaux inédits à l'effigie de leurs héros de dessins animés préférés : les Digimons. D'autres licences viennent alors égayer le fameux cadeau Bonux avec notamment : les Razmoket, Saturnin, L'Age de Glace, Shreck... Bonux entre aussi dans l'univers féérique de la magie de Disney et offre des cadeaux dérivés à l'image de Blanche Neige, Tarzan, Aladin, Capitaine Crochet, Peter Pan, Yasmine, Cendrillon, Belle... 2007 : le nouveau cadeau qui va faire du bruit ! Le petit jouet matériel est désormais remplacé par un cadeau virtuel. Le nouveau cadeau Bonux, c'est la possibilité de télécharger* une chanson sur le site internet www.tulaseuou.com créé en hommage à la célèbre expression : " tu l'as eu où ton permis ?!... dans un paquet Bonux ?". Le saviez-vous ? Plus de 1000 titres du catalogue Universal Music France sont téléchargeables, dont les meilleurs hits du moment. Retrouvez dans chaque produits Bonux*, un code à saisir sur le site internet www.tulaseuou.com pour télécharger le titre désiré. *(hors promotion) Depuis sa création en France, la marque culte Bonux s'est rapidement faite une place à part dans l'imaginaire des Français grâce à son célèbre cadeau. D'ailleurs, l'expression " Cadeau Bonux " est entrée dans le langage courant avec des expressions familières : "Tu l'as eu où ton permis de conduire? Dans un paquet Bonux ? ", "cadeau Bonux". En 1950, beaucoup de ménagères utilisent encore la lessiveuse en zinc, en 1954, 8 % seulement des ménages ont une machine à laver le linge. Trente litres d'eau à faire bouillir au moins vingt minutes, dans une atmosphère de hammam et il faut ensuite essorer à la main. En 1950, une machine à laver vaut environ 125 000 francs, plusieurs mois de salaire. En 1948 la marque Mir crée un concept : le premier détergent liquide multi- En 1959, la lessive demande à Joseph Gillain, auteur de bandes dessinées, de réaliser une histoire en plusieurs épisodes où le héros est un jeune garçon du nom de " Bonux-Boy ", qui illustre tout ce que l'on peut faire avec les cadeaux. usage avec le slogan "Mir nettoie tout partout, Mir peut à la fois laver les lainages, un plat graisseux ou un carrelage encrassé". La première lessive synthétique sur le marché fut OMO (acronyme de Old Mother Owl) en 1952. Ces lessives allaient rapidement éliminer les poudres de savon classiques, surtout après la démocratisation de la machine à laver. La lessive Bonux fit en fait sa première apparition sous le nom de Bonus aux Etats-Unis en 1957, sous le nom de Bonus. Elle deviendra Bonux "la lessive aux cadeaux" fin 1958. Première lessive à la main, multi usages avec ses premiers agents blanchissants, elle est conditionnée en paquet de 300 gr. La concurrence et déjà forte entre les lessiviers à cette époque. Pour Procter et Gamble, propriétaires de la marque Bonux, il faut se différencier, ce sera le cadeau Bonux, un succès immédiat. Au plus fort du succès plus de 500 articles sont en circulation. La collection saura évoluer au fil du temps et des modes, des pinces à linge, en passant par les jouets pour enfants (voitures, trains), aux figurines Disney... Bonux a suivi l'air du temps et chaque nouveau film ou série télévisée pour enfants a eu ses figurines "cadeau Bonux". Des acheteurs de Procter et Gamble recherchaient partout les meilleures fabrications. Dans les années 50, le plastique a pénétré l'industrie du jouet, il va supplanter le bois, qui ne sera plus désormais travaillé que par quelques fabricants de jouets hauts de gamme. C'est l'avènement du "jouet à un franc". L'entreprise Mob (Smoby de nos jours) va fournir beaucoup de ces cadeaux. Les cadeaux étaient mis sous sachets par une armée de travailleurs à domicile. On verra même au milieu des années 60, des collectionneurs (adultes) s'organiser en clubs. Procter-&-Gamble organise aussi régulièrement des concours : le paquet mystère dont le gagnant reçoit le poids en or... En 1959 ou 1960, Bonux demande à Joseph Gillain (Jijé) de réaliser une histoire où le héros est un jeune garçon du nom de "Bonux-Boy" dont les aventures illustrent toutes les utilisations possibles des cadeaux Bonux. Dans les années 60, Bonux devient leader du marché français, avec plus de 40 % de parts de marché. Alliant la performance de la lessive à l'attractivité d'un cadeau dans la boite, les campagnes réalisées en 1960 par l'Agence Dorland et Crawford (en charge du budget depuis 1958) annoncent "Son premier cadeau, c'est la blancheur !", Seul Bonux donne au linge la vraie blancheur du propre". On peut même le prouver, grâce "à l'examen fenêtre" en 1962. En 1969, les enzymes arrivent, un an plus tard, la lessive Bonux devient anticalcaire "Un blanc si blanc qu'on dirait une couleur", et en 1972 elle atteint "La super blancheur". "Le cadeau Bonux a disparu en 1990, (jusqu'en 2000, suite à une nouvelle législation) mais nous constatons que beaucoup de gens ne s'en étaient même pas aperçus, tant l'association avec le produit restait forte", affirme un responsable de la marque. Mais, comme vous l'avez lu en haut de la note, on n'en finit pas avec Bonux.
Pop Art
Le pop art est un mouvement artistique qui trouve son origine en Grande-Bretagne au milieu des années 1950, sous l'impulsion de Richard Hamilton et Eduardo Paolozzi.
Un peu plus tard, au tout début des années 1960, c'est au tour du pop art américain d'émerger. Avec Andy Warhol, Roy Lichtenstein, Robert Rauschenberg ou encore Jasper Johns, c'est surtout la branche américaine qui va populariser ce courant artistique devenu majeur, en questionnant la consommation de masse de façon agressive. Il s'agit principalement de présenter l'art comme un simple produit à consommer : éphémère, jetable, bon marché...
Le pop art est a priori simple et accessible. Les procédés utilisés par les artistes étaient souvent des nouveaux produits qui sortaient tout juste de cette société de consommation : acrylique, sérigraphie, etc. Les couleurs sont souvent vives et décalées par rapport à la réalité. Andy Warhol (1928-1987) est considéré comme l'un des pères du pop art. L'utilisation d'objet de la vie courante comme une bouteille en verre ou une canette de soupe a fait que Andy Warhol était un avant-gardiste.
Au-delà de la peinture, le pop art a usé des techniques picturales qui n'étaient auparavant pas considérées comme proprement artistiques, mais industrielles. Ce mouvement a perturbé le monde artistique d'autres manières, par exemple à travers la remise en cause du principe d'unicité d'une œuvre d'art. Andy Warhol reproduisait les siennes par centaines, parfois même par milliers, ce qui heurtait les idées classiques attribuant à une œuvre sa valeur car elle est unique.
Le pop art utilise des symboles populaires, qui marquent l'inconscient dès l'enfance dans un but de désacralisation de l'œuvre d'art qui auparavant était réservée à une élite et qui ne couvrait que des sujets dit " importants ". De Mickey Mouse à Marilyn Monroe, en passant par Mick Jagger, l'admiration quasi-généralisée de certaines idoles y est exaltée de manière neutre ou non, selon l'artiste. La culture publicitaire de la société de consommation est une autre source d'inspiration (cf. Jasper Johns).
En France, le courant du Nouveau réalisme tire quelque peu sa substance de l'émergence du pop art.